Le 28 février 2026, les chefs d’État-major de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis à Freetown en Sierra Leone, ont manifesté la volonté de rendre opérationnelle la Force en attente (FAC) de la CEDEAO[1]. Cette décision intervient dans un contexte marqué par le retrait des forces occidentales[2], les menaces liées à l’instabilité institutionnelle en Afrique de l’Ouest et la création d’une Force Unifiée de la Confédération des Etats du Sahel. Simultanément, trois États membres, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont officiellement manifesté leur volonté de quitter la CEDEAO en janvier 2024, rompant ainsi l’unité géographique et institutionnelle que constituait l’organisation depuis sa création en 1975[3]. Ce séisme géopolitique confère au sujet une actualité et un intérêt académique indéniable, dans la mesure où il interroge la capacité des organisations régionales de sécurité collective à remplir leur mission dans un espace institutionnellement fragmenté.
La notion de Force en attente de la CEDEAO (FAC) désigne le dispositif militaire régional prévu par le Protocole relatif au Mécanisme de Prévention, de Gestion, de Règlement des Conflits, de Maintien de la Paix et de la Sécurité de la CEDEAO, adopté le 10 décembre 1999[4]. Conçue comme une force multinationale à déploiement rapide, la FAC a vocation à répondre aux menaces contre la paix, à prévenir les crises et à restaurer l’ordre constitutionnel dans l’espace communautaire.
La fragmentation sécuritaire s’entend, quant à elle, d’un processus de désintégration des mécanismes collectifs de sécurité caractérisé par des ruptures institutionnelles, des divergences stratégiques et l’émergence de systèmes concurrents au sein d’un espace géographique donné. Si l’on s’en tient à une définition stricto sensu, la fragmentation est un « processus de division ou de différenciation de ce qui, antérieurement, était uni ou homogène »[5].
L’Alliance des États du Sahel (AES), enfin, est la structure sécuritaire née de la Charte du Liptako-Gourma, complétée par le Traité de Niamey instituant la Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger[6].
Sur le plan juridique, le cadre normatif applicable à la Force en attente est pluriel. Il comprend principalement les textes de la CEDEAO notamment le Traité révisé de la CEDEAO de 1993, les Protocoles de non-agression de 1978, le protocole d’assistance mutuelle en matière de défense de 1981, le Protocole de 1999 sur le Mécanisme de prévention et de gestion des conflits, le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance adopté en 2001. Outre ces normes, il y’a la Charte des Nations Unies, notamment son Chapitre VII relatif aux mesures coercitives en cas de menace contre la paix. Par ailleurs, afin de renforcer la légitimité et l’efficacité de ses opérations, la CEDEAO recherche généralement l’appui de l’Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations Unies[7]. L’ensemble de ces instruments définissent les conditions de déploiement de la FAC. En effet, la Force en attente de la CEDEAO peut être déployée dans plusieurs situations sécuritaires majeures, notamment les conflits armés, les crises internes graves, les ruptures de l’ordre constitutionnel et les menaces transnationales comme le terrorisme. Son intervention repose sur une décision politique des instances dirigeantes de la CEDEAO, accompagnée d’un mandat opérationnel précis définissant les objectifs de la mission.
La rencontre de Freetown semble marquer un tournant décisif. Elle intervient toutefois dans un contexte de fragmentation sécuritaire inédite. Les trois États ont parallèlement créé l’Alliance des États du Sahel (AES), dotée d’une Force Unifiée de la Confédération, destinée aux opérations militaires communes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité[8]. La création de l’AES traduit une volonté ferme de ses États fondateurs de construire une architecture de défense davantage adaptée à leurs réalités opérationnelles, fondée sur une mutualisation des capacités militaires et une vision souverainiste commune[9].
Ce contexte soulève une problématique centrale : comment la FAC peut-elle s’opérationnaliser et accomplir ses missions dans un espace régional désormais fragmenté par le retrait de trois de ses États membres fondateurs ? Cette interrogation principale appelle deux questions secondaires : d’une part, dans quelle mesure la fragmentation sécuritaire induite par le retrait des États de l’AES remet-elle en cause les fondements juridiques et opérationnels de la FAC ? D’autre part, quels mécanismes tant juridiques qu’extra juridiques, permettraient de reconfigurer l’architecture sécuritaire régionale de manière à préserver l’efficacité de la FAC malgré la rupture institutionnelle consommée ?
Ce billet s’appuie sur une approche réaliste des relations internationales, suivant laquelle les États privilégient leurs intérêts stratégiques et leur souveraineté sécuritaire, même dans le cadre d’organisations régionales. Il s’attachera à démontrer, en deux axes de réflexion, que la fragmentation sécuritaire en Afrique de l’Ouest constitue un facteur de fragilisation compromettant l’opérationnalisation de la FAC (I), avant d’identifier les leviers indispensables pour bâtir une sécurité régionale partagée (II).
I. UNE FRAGMENTATION SÉCURITAIRE COMPROMETTANT L’OPÉRATIONNALISATION DE LA FAC
La recomposition sécuritaire de l’Afrique de l’Ouest résulte de profondes divergences politiques et stratégiques sur les modalités de gestion des crises régionales, faisant peser le spectre d’une fragmentation sécuritaire durable sur l’ensemble de cet espace[10]. Cette fragmentation se manifeste à un double niveau : elle fragilise en premier lieu les mécanismes collectifs préexistants (A), et compromet en second lieu l’opérationnalisation effective de la FAC (B).
A. L’affaiblissement des mécanismes collectifs préexistants
L’absence de solidarité militaire effective face au terrorisme a conduit les trois États de l’AES à mettre en place leur propre dispositif sécuritaire[11]. Cet affaiblissement des mécanismes collectifs préexistants se traduit par la désintégration des cadres multilatéraux de coopération sécuritaire et par une rupture opérationnelle dans le partage d’informations et de renseignements militaires.
En premier lieu, la fragmentation régionale a provoqué la désintégration progressive des cadres multilatéraux de coopération sécuritaire. Les États de l’AES considèrent ainsi qu’un système de sécurité collective devrait remplacer le principe du « chacun pour soi », considérant qu’une agression contre l’un des membres du système constitue une agression contre tous. En effet, cette vision découle de l’interprétation contemporaine de la sécurité régionale. La notion de menace contre la sécurité collective s’est élargie aux acteurs armés non étatiques, notamment les groupes terroristes transnationaux et devrait en appeler à une réponse collective de la CEDEAO[12]. Or, les réponses apportées par celle-ci dans la lutte contre le terrorisme ont été perçues par les États de l’AES comme insuffisamment adaptées aux urgences opérationnelles et aux réalités asymétriques de leurs théâtres d’opérations[13], ce qui a précipité leur décision de créer une force alternative. Ainsi, le G5 Sahel, qui regroupait autrefois les cinq pays du Sahel[14], a vu ses activités cesser après que le retrait des États de l’AES en eut compromis la viabilité structurelle. De même, l’initiative d’Accra[15], conçue comme un cadre de coopération sécuritaire regroupant plusieurs États d’Afrique de l’Ouest pour prévenir l’extrémisme violent, n’a pu résister aux effets délétères de la fragmentation régionale et aux méfiances accumulées entre États membres.
En second lieu, la fragmentation a engendré une rupture opérationnelle dans le partage d’informations et de renseignements militaires entre les acteurs régionaux. Les tensions bilatérales répétées ont amplifié les incompréhensions entre acteurs politiques et dégradé le climat régional, alimentant accusations d’ingérence, processus de militarisation parallèles et divergences dans les choix de partenariats stratégiques[16]. Cette situation prive les mécanismes de sécurité collective d’un élément fondamental : la confiance mutuelle entre États partageant un même espace géographique de menaces.
Cet affaiblissement des mécanismes collectifs préexistants n’est pas sans conséquences directes sur l’opérationnalisation de la FAC elle-même, dont les fondements juridiques et les capacités structurelles se trouvent désormais sérieusement fragilisés.
B. Les menaces pesant sur l’opérationnalisation de la FAC
L’opérationnalisation de la FAC est exposée à des menaces de nature différente mais complémentaire. La première est d’ordre juridique et géographique, et la seconde est d’ordre structurel et financier.
La première menace est d’ordre juridique et géographique. La FAC est conçue pour intervenir dans l’espace couvert par la CEDEAO, tel que défini par les traités fondateurs de l’organisation[17]. Le retrait des trois pays soulève dès lors une question fondamentale : la FAC peut-elle légalement mener des opérations sur le territoire d’États qui ne sont plus membres de la CEDEAO ? En droit international, la réponse ne souffre d’aucune ambiguïté : toute intervention militaire sur le territoire d’un État souverain reste conditionnée à son consentement ou à une autorisation expresse du Conseil de Sécurité des Nations Unies[18]. Les États de l’AES n’auraient aucune raison de consentir à un tel déploiement, précisément au moment où ils élaborent leur propre architecture de sécurité collective. Cette limitation géographique emporte des conséquences considérables, car la menace terroriste ignore les frontières institutionnelles : elle se déplace progressivement des zones sahéliennes vers les États côtiers du Golfe de Guinée[19]. Sans mandat d’intervention sur les territoires de l’AES ni mécanisme de coordination entre les deux blocs, la FAC se trouverait contrainte d’adopter une posture essentiellement défensive face à une menace perceptible à ses frontières.
La seconde menace est d’ordre structurel et financier. Les États membres de la CEDEAO ne partagent pas la même perception des menaces régionales : si certains privilégient la lutte contre le terrorisme, d’autres mettent l’accent sur les ruptures à l’ordre constitutionnel[20], ce qui génère des mandats ambigus et crée des difficultés opérationnelles lors des déploiements. Par ailleurs, la viabilité financière des opérations de la FAC constitue un goulot opérationnel non négligeable. Le Fonds pour la Paix de la CEDEAO[21] demeure insuffisant : incapable d’assurer l’équipement des armées selon les standards internationaux, dépendant des contributions des États membres qui restent faibles, il expose la FAC à une fragilité structurelle et opérationnelle chronique. Ces contraintes budgétaires compromettent l’interopérabilité des forces nationales appelées à composer la FAC et limitent significativement ses capacités de projection.
Au regard de ces contraintes juridiques, géographiques, structurelles et financières, il apparaît que la seule réponse pertinente réside dans la mobilisation de leviers complémentaires susceptibles de surmonter la rupture institutionnelle consommée et d’offrir à la FAC les conditions d’une opérationnalisation effective.
II. DES LEVIERS INDISPENSABLES POUR UNE SÉCURITÉ COLLECTIVE PARTAGÉE
Face à cette situation de fragmentation, deux catégories de leviers s’imposent comme mécanismes susceptibles de fonctionner malgré la rupture institutionnelle consommée avec l’AES. Il s’agit des leviers d’ordre juridique (A) et des leviers extra juridiques, à la fois politiques et financiers (B).
A. Des leviers d’ordre juridique
La construction d’un cadre normatif adapté à la réalité nouvelle de la fragmentation constitue le préalable indispensable à toute coopération sécuritaire entre les deux blocs. Ces leviers juridiques se déclinent à deux niveaux : la négociation d’accords bilatéraux de coopération transfrontalière et la mise en place d’un mécanisme institutionnel permanent de coordination AES-CEDEAO.
Au plan normatif, l’approche la plus immédiate et la plus réaliste consiste à négocier des accords bilatéraux entre les deux blocs. Ces accords couvriraient notamment la coopération transfrontalière, le partage d’informations stratégiques, la mise en place de patrouilles mixtes aux frontières et l’établissement de protocoles d’interventions d’urgence en cas d’attaque transfrontalière. Cette démarche préserverait une continuité géographique et sécuritaire aux frontières, surtout dans les zones où le risque demeure le plus élevé, tout en construisant des habitudes de coopération opérationnelle dans le domaine militaire, dénuées de toute politisation et susceptibles, à long terme, de recréer la confiance entre acteurs militaires.
Au plan institutionnel, la mise en place d’un mécanisme permanent de coopération sécuritaire entre la CEDEAO et l’AES constituerait un instrument pragmatique de désescalade stratégique. Inspiré du modèle de coordination entre l’Union Africaine et les Communautés Économiques Régionales (CER)[22], ce mécanisme permettrait d’institutionnaliser les échanges de renseignements, de coordonner les réponses transfrontalières et de prévenir les risques de duplication des opérations militaires. Il pourrait prendre la forme d’un comité mixte composé de représentants de l’AES, de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ONU, et déboucher sur un accord définissant des zones d’intervention claires pour chaque bloc, permettant à la CEDEAO d’orienter ses capacités sur les États côtiers et à l’AES sur les États du Sahel.
Toutefois, ces instruments juridiques, aussi pertinents soient-ils sur le plan normatif, demeureront lettre morte en l’absence d’une volonté politique et d’un soutien financier suffisant pour les mettre en œuvre.
B. Des leviers extra juridiques
La levée des blocages non juridiques est tout aussi déterminante pour l’opérationnalisation de la FAC. Ces leviers extra juridiques sont de deux ordres : politiques d’une part, et financiers d’autre part.
Sur le plan politique, alors que les enjeux sécuritaires et économiques appellent les États appartenant à un même espace géographique à une coopération renforcée, il est constant de remarquer une détérioration des relations entre les États de l’AES et les États membres de la CEDEAO. Pour les États de l’AES, la souveraineté sécuritaire est devenue un pilier central de la stabilité institutionnelle et de la reconquête de leurs territoires face au terrorisme. Toute coopération devrait donc être inscrite non dans une logique de subordination institutionnelle, mais dans une dynamique de complémentarité stratégique. Les négociations engagées entre les deux blocs en début 2026 pour discuter des modalités de la rupture annoncent de bons présages, pourvu qu’elles soient guidées par la logique de l’intérêt commun et du respect mutuel des souverainetés.
Sur le plan financier, l’opérationnalisation effective de la FAC requiert une réforme profonde de son architecture de financement. Le Fonds pour la Paix de la CEDEAO souffre d’une sous-capitalisation structurelle qui rend la force dépendante de financements extérieurs, au détriment de son autonomie stratégique et de sa crédibilité opérationnelle. Des pistes concrètes méritent d’être explorées : la création d’un mécanisme de financement régional dédié, adossé à des contributions obligatoires prélevées sur les échanges commerciaux intra-CEDEAO ; la mobilisation de l’Union Africaine et de ses partenaires institutionnels ; et à terme, la définition d’un mécanisme de mutualisation des capacités logistiques et d’équipement entre les armées des États membres. Dans le même ordre d’idées pour une opérationnalisation effective de la Force Unifiée de l’AES, les Etats membres doivent également inventer des mécanismes de nature à financer leurs propres opérations en vue de lui permettre d’être viable. C’est donc dire que sans un socle financier solide et autonome de part et d’autres, aucune architecture sécuritaire collective ne saurait garantir une opérationnalité durable.
En définitive, la mise en œuvre effective de la FAC, dans un contexte de fragmentation sécuritaire, apparaît possible si les acteurs des deux blocs acceptent d’instaurer un dialogue fructueux, articulant des leviers juridiques et extra juridiques complémentaires. L’avenir de la sécurité en Afrique de l’Ouest dépendra de leur capacité à dépasser les fractures actuelles afin de réinventer un cadre de coopération pragmatique, adapté aux nouvelles réalités géopolitiques du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Car aucune réponse strictement nationale ou strictement institutionnelle ne saurait garantir, à elle seule, la fin du terrorisme dans cet espace régional. La sécurité collective reste le seul horizon raisonnable, à condition d’en repenser les fondements au prisme des réalités politiques, juridiques et financières de l’heure.
Par Ben Omar TINDANO, Doctorant en droit public à l’Université Thomas SANKARA
[1] Rencontre institutionnelle sur la redéfinition de la Force en attente de la CEDEAO dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels en Afrique de l’Ouest.
[2] Van Sorgen, P. (2024). Le désengagement des forces armées françaises au Sahel : un échec français ou européen ? Revue Défense Nationale, Hors-série(15), 341–356. https://doi.org/10.3917/rdna.hs15.0341
[3] Kufuor, K. O. (2024). The rupture of the Economic Community of West African States. Global Journal of Comparative Law, 14(1), 1–21. https://doi.org/10.1163/2211906X-14010001
[4] Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). (1999). Protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité. CEDEAO.
[5] Rosière, S. (Dir.). (2008). Dictionnaire de l’espace politique : géographie politique et géopolitique. Armand Colin.
[6] Charte du Liptako-Gourma. (2023). Texte instituant l’Alliance des États du Sahel (AES), complété par le Traité portant création de la Confédération des États du Sahel (2024).
[7] CEDEAO. (1999). Protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, articles 21–25.
[8] La Charte du Liptako Gourma dispose que « les Parties contractantes s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance ».
[9] Alliance des États du Sahel (AES). (2023). Charte du Liptako-Gourma, article 5.
[10] International Crisis Group. (2024). Alliance des États du Sahel : le divorce avec la CEDEAO peut-il être évité ? https://www.crisisgroup.org/fr/africa/sahel/burkina-faso-mali-niger/alliance-des-etats-du-sahel-le-divorce-avec-la-cedeao-peut-il-etre-evite
[11] Mise en activité de la Force unifiée de la Confédération AES (FU-AES), cérémonie officielle à Bamako, 20 décembre 2025.
[12] CEDEAO. (1981). Protocole d’assistance mutuelle en matière de défense (PAMD).
[13] Les réalités asymétriques sont inhérentes aux méthodes non conventionnelles utilisées par les terroristes sur les théâtres d’opérations notamment l’usage de mines, de drones kamikazes.
[14] G5 Sahel. (2014). Acte constitutif du G5 Sahel. Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad.
[15] Tametong, S., & Noussi, M. (2022). L’Initiative d’Accra et la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Nkafu Policy Institute.
[16] Après le retrait des forces occidentales, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de nouer des partenariats stratégiques avec certains pays comme la Russie, la Turquie, l’Iran et la Chine. Ces nouvelles alliances visent à diversifier leurs sources d’approvisionnement en armement au-delà des partenaires historiques.
[17] Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). (1975). Traité fondateur de la CEDEAO.
[18] Organisation des Nations Unies. (1945). Charte des Nations Unies, Chapitre VII (articles 39–51).
[19] Khalfaoui, M. (2024). A front line with jihadism drawn in the sand of the Sahel: The populations of northern Benin and Togo wait for a solution. Konrad Adenauer Stiftung SIPODI Regional Programme. https://www.kas.de/sipodi
[20] Centre d’Études et de Recherche Appliquée (CERA). (2026, 28 janvier). La CEDEAO face aux menaces ou ruptures de l’ordre constitutionnel. https://cera-bf.com
[21] CEDEAO. (N.d.). Fonds de paix de la CEDEAO. Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
[22] Gorée Institute. (2025). AES – CEDEAO : quelles perspectives pour une intégration politique et sécuritaire régionale réussie ? https://www.goreeinstitut.org
