Conformément au paragraphe 2 de l’article 12 du Règlement sanitaire international (RSI, 2005), le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), après consultation des États concernés[1], a déterminé que la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Toutefois, elle ne répond pas aux critères d’une urgence de type pandémique tels que définis par le RSI[2].

L’événement répond aux critères de l’USPPI car, il s’agit d’une flambée de maladie à virus en RDC caractérisée par 8 cas confirmés, 246 cas suspects et 80 décès suspects répartis sur au moins trois zones sanitaires, avec propagation internationale avérée vers l’Ouganda (2 cas confirmés à Kampala). L’absence de traitement ou de vaccin spécifique homologué, combinée à l’insécurité persistante, la crise humanitaire, la forte mobilité transfrontalière et la nature urbaine du foyer, confèrent à cette épidémie un risque élevé d’amplification locale et régionale. La transmission associée aux soins est préoccupante, avec au moins quatre décès de professionnels de santé signalés. Les incertitudes épidémiologiques majeures et le taux élevé de positivité des premiers échantillons suggèrent une sous-détection significative. Une coordination internationale est indispensable pour maîtriser l’ampleur réelle de la flambée, autant qu’une harmonisation de la surveillance et un déploiement des mesures de lutte adaptées.

Cette épidémie crée une tension au sein de l’intégration régionale africaine. Dès lors, elle met en relief un aspect de l’intégration qui est très souvent minoré dans les analyses y afférentes. Il s’agit de la régionalisation des problématiques de santé publique.

Dans le cas d’espèce, l’épidémie d’EBOLA constitue un test d’effectivité de la solidarité africaine[3] auquel il convient d’additionner l’enjeu de la fragmentation des processus d’intégration sur le continent et le défi de la répartition des compétences entre l’État membre et les communautés économiques régionales[4]. « La coexistence des organisations d’intégration en Afrique implique un brouillage du paysage institutionnel qui se traduit notamment par une certaine concurrence entre ces organisations »[5]. La RDC et l’Ouganda, qui sont les pays dans lesquels se propage l’épidémie d’Ebola, sont membres pour la première, de quatre communautés économiques régionales (CEEAC[6], EAC[7], SADC[8] et le COMESA[9]) et pour le second, de trois (IGAD[10], COMESA et EAC).

Ainsi, ce que l’on sait de leurs mandats respectifs en matière de sécurité sanitaire régionale suffit néanmoins à poser une question intuitive : qui coordonne quoi, lorsque deux ou plusieurs organisations régionales se trouvent compétentes sur un même espace frontalier ?

Une question qui remet au centre de la table la nécessité de rationaliser l’intégration sur le continent[11]. C’est dans cette logique que la Commission Économique pour l’Afrique de l’ONU a identifié deux méthodes de rationalisation que sont la fusion et l’harmonisation[12].

En tout état de cause, la maladie à virus Ebola rappelle avec force une réalité simple : en Afrique comme ailleurs, une épidémie ne s’arrête ni aux frontières politiques ni aux frontières communautaires. Face à cette menace, la solidarité africaine apparaît comme une réponse à une crise sanitaire, laquelle constitue un défi socio-juridique pour l’intégration africaine.

I. La traduction matérielle de la solidarité africaine : une réponse politique à une crise sanitaire

Ebola met d’abord à l’épreuve la capacité des États africains à agir ensemble plutôt qu’isolément. Les messages de solidarité ne sont pas de simples déclarations symboliques, ils se traduisent par des moyens concrets, comme la mutualisation des laboratoires mobiles, l’échange de données en temps réel, le déploiement d’experts et l’appui financier de partenaires au service d’une réponse régionale.

A. L’Union africaine en action

Le 30 juillet 2019, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples avait déjà lancé un appel pressant aux États parties à la Charte, pour le renforcement de leurs systèmes sanitaires, de manière à prévenir et à contenir l’épidémie d’Ebola et les autres épidémies. Elle avait également rappelé que la lutte contre l’épidémie est de la responsabilité collective de tous, et requiert une action coordonnée et soutenue de tous les partenaires concernés à l’échelle nationale, régionale et internationale afin de circonscrire et d’éradiquer avec succès l’épidémie[13].

C’est dans cette perspective que l’Union africaine (UA) a réuni, le 16 juin 2026 en visioconférence, une dizaine de chefs d’État, de ministres du continent et des chefs des exécutifs communautaires, pour tenter de mobiliser plus de fonds pour lutter contre cette épidémie. À l’issue de la réunion, le directeur général de l’Africa CDC[14], Jean Kaseya a précisé au média Radio France International (RFI), avoir obtenu des engagements à hauteur de 910 millions de dollars.

Le Président en exercice de l’UA, S.E Evariste Ndayishimiye, au cours de cette réunion, a salué l’engagement des dirigeants et partenaires mobilisés depuis l’Afrique et d’autres régions du monde, malgré les contraintes liées au décalage horaire. Il a lancé un appel pressant à la mobilisation des soutiens politiques ainsi que des ressources financières, techniques et logistiques nécessaires pour soutenir les efforts de riposte. Il a souligné que seule une action concertée, coordonnée et renforcée entre les États membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations régionales permettra de contenir efficacement l’épidémie à sa source, de protéger les populations et les personnels de santé, tout en consolidant durablement la résilience sanitaire du continent.

Aux termes de cette réunion virtuelle de haut niveau, des décisions courageuses, à la hauteur des défis posés par cette urgence sanitaire, ont été adoptées par les différentes parties prenantes. Les participants se sont engagés à intensifier leurs efforts afin d’interrompre toute nouvelle chaîne de transmission et de prévenir toute propagation régionale de l’épidémie. Dans son mot de clôture des travaux, le Chef de l’État burundais a exhorté l’ensemble des acteurs concernés à transformer sans délai leurs engagements en actions concrètes et en résultats tangibles car, « [c]haque jour d’inaction est un jour de trop », a-t-il déclaré[15].

Cette prise de position du Président en exercice de l’UA s’inscrit dans la suite logique de la mise en place de l’African Union Support to EBOLA outbreak in West Africa[16], faisant dire à la Dre Nkosazana Dlamini Zuma que : « Africa, right from its days of fighting colonialisation, have relied on solidarity, believing that one country can’t be free, if all Africa is not free. We therefore call on this African solidarity, that no country will be free and healthy, if one country still faces Ebola. »[17]

B. Les Communautés économiques régionales dans leurs missions

À l’occasion de la 8e réunion extraordinaire du Comité sectoriel des Ministres de la santé publique des États membres de l’EAC, tenue les 1er et 2 juin 2026, il a été convenu d’harmoniser la surveillance et les mesures de protection contre Ebola dans tous les aéroports, ports et postes frontaliers terrestres de la région, et de mettre en place un groupe de travail technique régional dédié pour coordonner la réponse à l’épidémie en cours. Ce groupe de travail sera composé d’experts nommés par les États partenaires et le Secrétariat général de l’EAC, et sera responsable de la surveillance de l’épidémie, de la coordination des interventions techniques, de l’examen des tendances épidémiologiques et de la fourniture de rapports réguliers aux ministres et autres organes politiques de l’EAC[18].

Les ministres ont demandé le déploiement de laboratoires mobiles et d’experts techniques de l’EAC aux points frontaliers et zones à risque. 10 laboratoires sont déjà opérationnels (RDC, Ouganda, Kenya, Rwanda, Burundi, Soudan du Sud, Tanzanie), financés par l’Allemagne (KfW[19], BNITM). Ils ont également ordonné l’acquisition de laboratoires conteneurisés et de kits de dépistage Ebola.

En outre, ils ont estimé impérieux la formation des agents de santé de première ligne à la prévention et à la réponse contre Ebola, la mise à niveau du Pool d’Experts à Déploiement Rapide (EDR) en prévention des infections, la communication des risques et la gestion des épidémies. Ils ont rappelé que depuis 2024, la distribution d’équipements de protection en RDC, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda est effective, laquelle annonce le déploiement imminent de 500 autres équipements supplémentaires en RDC et en Ouganda.

Bien plus, le comité sectoriel a pensé à l’établissement d’un mécanisme régional d’enregistrement conjoint des vaccins, des traitements et diagnostics, en collaboration avec l’Agence africaine des médicaments, l’OMS et les autorités nationales de régulation.

Cet organe communautaire a reconnu que les défis de sécurité continuent de freiner la mise en œuvre d’interventions critiques de santé publique dans certaines zones touchées, en particulier la communication des risques, la recherche des contacts, les sépultures sûres et dignes ainsi que la gestion des voyageurs. Par conséquent, les ministres ont convenu de convoquer une réunion multisectorielle pour aborder les préoccupations sécuritaires liées à la réponse à Ebola, y compris les implications pour le commerce régional et la libre circulation des personnes en vertu du Protocole du marché commun de l’EAC[20].

Par ailleurs, le partenariat de 5 millions d’euros avec la KfW, complété par un soutien allemand additionnel de 3 millions d’euros, vise à renforcer les capacités de laboratoire, la surveillance et la coordination régionale. Cette architecture montre que la solidarité africaine, pour être crédible, doit s’appuyer sur des institutions capables de transformer la volonté politique en action coordonnée.

Le Secrétaire exécutif de la SADC, M. Elias M. Magosi, a participé à la réunion virtuelle sur l’épidémie d’Ebola présidée par le Président de la République burundaise, sus évoquée. La SADC affirme continuer de suivre de près les développements liés à l’épidémie et reste engagée avec les États membres, l’Afrique, le CDC, l’OMS et d’autres partenaires pour soutenir les efforts régionaux de préparation et de réponse. La région renforce les systèmes de surveillance des maladies, favorise le partage d’informations et renforce la collaboration transfrontalière afin de minimiser le risque de transmission future.

L’organisation a réitéré sa solidarité avec les gouvernements et les peuples de la RDC et de l’Ouganda, et soutient les efforts continentaux en cours visant à protéger la santé publique, protéger les communautés vulnérables ainsi qu’à renforcer la résilience collective de l’Afrique face aux épidémies de maladies[21].

Il est toutefois curieux que les autres organisations dont sont membres la RDC et l’Ouganda, à l’instar de la CEEAC, du COMESA et de l’IGAD, n’ont pas encore apporté une réponse concrète à l’épidémie.

La CEMAC[22], communauté voisine à celles concernées, a, dans sa déclaration du 20 mai 2026[23], (consécutive à la réunion technique d’urgence tenue avec ses Institutions spécialisées en matière d’« Une Seule Santé »), invité les États membres à prendre des mesures d’urgence sur leurs territoires respectifs et à renforcer la collaboration transfrontalière pour la prévention et la prise en charge des cas suspects ou confirmés.

À travers le Programme de Sécurité Sanitaire en Afrique de l’Ouest et Centrale (HeSP-3), récemment mis en vigueur pour la CEMAC, la Commission a saisi l’occasion pour réaffirmer son engagement à apporter une assistance aux États membres en cas de besoin. C’est l’indication la plus concrète du texte sur le plan opérationnel, mais elle reste formulée au conditionnel de l’engagement plutôt qu’au registre de l’obligation chiffrée ou calendaire. On ne sait pas, à la lecture du seul document, quels moyens humains ou financiers seraient mobilisables, ni selon quel mécanisme de déclenchement.

La CEDEAO quant à elle, a mis ses États membres en état de vigilance[24] au motif qu’elle estime élevé, le risque d’importation de cas en Afrique de l’Ouest, notamment à cause des liaisons aériennes fréquentes et de la mobilité des populations entre l’Afrique centrale et la sous-région ouest-africaine.

Quant aux autres CER dont les pays touchés par l’épidémie ne sont pas parties, il n’a été observé aucune réaction particulière.

II. L’articulation entre impératif de santé publique et expression des libertés communautaires : un défi socio-juridique

Au 22 juin 2026, le nombre de cas confirmés dans le cadre de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC a atteint 1003 cas, dont 254 décès[25]. Cette réalité met sous tension les libertés de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services.

A. Gérer la crise sans étouffer les libertés communautaires

La riposte à Ebola soulève toutefois une difficulté majeure : comment protéger la population sans étouffer les libertés communautaires ? Les mesures de contrôle sanitaire, en l’occurrence le dépistage, la surveillance aux points d’entrée, le suivi des contacts, les restrictions de mobilité, peuvent être nécessaires, mais elles modifient profondément la vie sociale quotidienne.

Dans les faits, ces mesures touchent la circulation des personnes, les rituels funéraires, les marchés, les rencontres communautaires et parfois l’exercice de certaines pratiques religieuses ou coutumières. Or, dans de nombreux contextes africains, la communauté n’est pas un simple regroupement d’individus, elle constitue le cadre principal de la solidarité, du soin et de la transmission sociale. Restreindre ces libertés revient donc à intervenir au cœur du lien social, ce qui exige légitimité, proportionnalité et pédagogie.

Il convient également de relever qu’au-delà du lien social qui se trouve entamé, le sort économique des populations dont la survie dépend du commerce transfrontalier, est particulièrement éprouvé.

Le défi n’est donc pas d’opposer santé publique et libertés communautaires, mais de les articuler. Les amendements du RSI entrés en vigueur en 2025 renforcent précisément l’idée d’une coopération fondée sur l’équité, la solidarité et des autorités nationales de coordination. Ils rappellent aussi que les États conservent leur souveraineté sanitaire, tout en étant engagés dans une responsabilité collective face aux risques transfrontaliers[26].

Pour l’Afrique, cela implique une gouvernance plus fine des restrictions. Une mesure efficace doit être temporaire, expliquée, proportionnée et contrôlable, afin d’éviter qu’elle ne soit vécue comme une stigmatisation ou une suspension durable des droits. La confiance des communautés devient alors un facteur de santé publique aussi important que les laboratoires ou les équipes d’intervention.

De ce fait, il paraît évident que l’efficacité de la riposte régionale ne se mesure pas seulement aux moyens mobilisés. Elle se révèle aussi à la manière dont les mesures de contrôle sont reçues par les populations directement concernées. Le dépistage aux points d’entrée, la recherche des contacts, les restrictions de déplacement et l’encadrement des rites funéraires, mesures classiques de riposte épidémique, touchent au cœur de pratiques sociales structurantes dans les sociétés d’Afrique centrale et de l’Est. Une mesure sanitaire mal expliquée, perçue comme imposée sans dialogue avec les autorités locales, religieuses ou coutumières, perd rapidement sa légitimité et nourrit la défiance plutôt que l’adhésion. L’épidémie de 2018-2020 en RDC a montré, que la résistance communautaire aux équipes de riposte a parfois davantage retardé le contrôle de l’épidémie que la diffusion virale elle-même[27].

L’articulation entre impératif de santé publique et respect des libertés communautaires n’est donc pas un supplément d’âme que l’on ajoute après coup à la stratégie sanitaire. Elle conditionne directement l’efficacité de cette stratégie. Une intégration régionale qui se limite à harmoniser des protocoles techniques sans construire les conditions de leur acceptabilité sociale construit un dispositif fragile.

B. Coordonner les actions des CER sans réduire les compétences des États membres

La gestion d’une épidémie transfrontalière en Afrique mobilise en théorie plusieurs niveaux de gouvernance qui se superposent sans toujours bien s’articuler. Si au sommet, l’OMS agit indubitablement, au niveau continental, Africa CDC, devenue agence spécialisée de l’UA, joue un rôle de relais technique et de coordination entre l’échelon mondial et les CER.

Vient ensuite l’échelon régional : celui des CER. C’est ici que la situation se complique. Un même État d’Afrique centrale appartient fréquemment à la fois à la CEEAC et à l’EAC, deux organisations aux mandats partiellement redondants en matière de coordination sanitaire transfrontalière. Cette superposition n’est pas propre à la sous-région. L’EAC en Afrique de l’Est, le COMESA, la SADC, l’IGAD dont les périmètres géographiques se recoupent largement, ont chacun développé leurs propres cadres de coopération en santé publique. La doctrine de l’intégration africaine qualifie depuis longtemps ce phénomène de « bol de spaghettis » institutionnel.

La difficulté étant, dans un tel cas concret, qu’il y a plusieurs organisations régionales aux compétences chevauchantes, sans hiérarchie normative claire entre elles. Ce qui complique la circulation rapide de l’information sanitaire et la mise en cohérence des mesures aux frontières communes.

En dépit de l’optimisme du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour qui l’épidémie sera endiguée sans qu’il ne soit besoin de fermer les frontières[28], le Rwanda et l’Ouganda ont tout de même fermé leurs frontières avec la RDC. Pour lui, de telles mesures compliquent généralement la surveillance sanitaire et poussent les déplacements vers des passages non contrôlés.

En outre, non seulement la coordination inter-CER est absente, mais aussi, la liberté de circulation (notamment des personnes) peut être restreinte, par le biais de la fermeture des frontières, pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique. Cependant, un État membre qui impose une telle mesure, en informe les autres États membres[29].

La gestion transfrontalière d’Ebola éprouve donc le principe de répartition des compétences entre les États membres et leurs communautés d’appartenance, pouvant donner lieu à des contentieux de libertés communautaires.

Au demeurant, Ebola révèle la vérité profonde de l’intégration africaine. En effet, l’unité continentale se mesure dans sa capacité à sauver des vies, à coordonner les réponses et à respecter les communautés. La solidarité africaine est indispensable, mais elle ne peut réussir que si elle s’accompagne d’une gouvernance juste, compréhensible et humaine. Autrement dit, l’épreuve d’Ebola ne concerne pas seulement la santé publique. Elle interroge le projet africain lui-même. Peut-on construire une intégration solide, si elle n’est pas aussi une intégration de la protection, de la confiance et du respect des libertés communautaires ? Assurément non.

Dès lors, cette épidémie offre une opportunité de clarification que les CER auraient intérêt à saisir pour préciser leurs propres compétences respectives en matière sanitaire, plutôt que de les laisser se chevaucher au gré des crises. Faute de quoi, chaque nouvelle résurgence continuera de révéler les mêmes fragilités structurelles, sous des habillages institutionnels différents.

Par Eugène NKILI MBIDA, PhD en Droit public, Université de Yaoundé II, Président de la Société Africaine de Droit Communautaire, Associate Fellow au Centre d’Études Régionales Africaines.


[1] République Démocratique du Congo (province de l’Ituri) et Ouganda.

[2] Le RSI, de portée mondiale, définit les droits et obligations des 196 États qui y sont Parties, dont les 194 États Membres de l’OMS, concernant les risques pour la santé publique. Le RSI reconnaît que les maladies infectieuses et les autres risques pour la santé publique dépassent les frontières et exigent une action mondiale coordonnée. Le texte du RSI, tel qu’amendé en 2024, est disponible en ligne : International Health Regulations (2005), consulté le 18 juin 2026.

[3] Le premier objectif de l’Union africaine est selon les termes de l’article 3 (a) de son Acte constitutif du 11 juillet 2000, de « réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique ».

[4] EKO MENGUE (Arsène Silvère), L’État membre de la communauté : contribution à l’étude du droit national de l’intégration en Afrique Francophone, Thèse doctorat, Université de Yaoundé II, 23 janvier 2020, 566p.

[5] NGUENA DJOUFACK (Arsène Landry), « La coordination entre les organisations d’intégration en Afrique Occidentale et Centrale », Juridis Périodique, n° 116, Octobre – Décembre 2018, p. 152.

[6] Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale.

[7] East African Community.

[8] South African Devlopment Community.

[9] Common Market for Eastern and Southern Africa.

[10] Intergovernmental Authority on Development.

[11] Rapport de la première Conférence des Ministres africains de l’intégration (COMAI), 30-31 mars 2006, Ouagadougou, Burkina Faso, p. 13, disponible sur le site internet de la Commission de l’UA. Lire aussi, OPPONG (Richard Frimpong), « The African Union, the African Economic Community and Africa’s Regional Economic Communities: Untangling a Complex Web », African Journal of International and Comparative Law, March 2010, Vol. 18, No. 1, pp. 92-103.

[12] Elle affirme de ce fait que : « [p]our des raisons pratiques, on définira la rationalisation comme une progression avec les formes fortes et les formes faibles comme points terminaux. La forme forte de la rationalisation concerne l’absorption et la fusion des Communautés économiques régionales existantes pour les adapter aux huit Communautés régionales prévues par le Traité d’Abuja. Pour ce faire, des décisions et interventions politiques importantes doivent être prises aux niveaux continental, régional, sous-régional et national. La forme faible consiste à laisser les Communautés économiques régionales en l’état tout en harmonisant leurs programmes. Pour cela, chaque organisation en charge de la coopération et de l’intégration doit garder ses mandats et ses objectifs tout en normalisant les stratégies, les programmes, les projets sectoriels et les instruments de coopération », Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, État de l’intégration Régionale Afrique II : Rationalisation des Communautés Économiques Régionales, Addis-Abeba, mai 2006, p. 50 [en ligne] aria2_fr_final.pdf, consulté le 22 juin 2026.

[13] Résolution sur la menace de l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) – CADHP/Res.424(EXT.OS/XXVI)2019, points 6 et 7 [en ligne] Résolution sur la menace de l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) – CADHP/Res.424(EXT.OS/XXVI)2019 | African Commission on Human and Peoples’ Rights, consulté le 22 juin 2026.

[14] Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) sont l’institution de santé publique continentale autonome de l’Union africaine, dont le mandat est d’aider les États Membres à renforcer les systèmes de santé et à améliorer les capacités de surveillance et de prévention des maladies, et d’intervention d’urgence.

[15] Présidence de la République du Burundi, Actualités du 17 juin 2026, [en ligne] Le Président en exercice de l’Union africaine mobilise les dirigeants africains pour faire face à la flambée d’Ebola – Présidence de la République du Burundi, consulté le 22 juin 2026.

[16] Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (COPS) a tenu sa 478e réunion le 19 décembre 2014 sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. La réunion a eu lieu en application de la décision prise par le COPS lors de sa 464e réunion, tenue le 29 octobre 2014, de consacrer des réunions mensuelles à l’épidémie d’Ebola afin de recevoir des rapports d’étape complets de la Commission sur l’évolution de la situation, la mise en œuvre du mandat de la Mission d’appui de l’UA à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (ASEOWA), l’état des contributions des États membres de l’UA et le niveau d’engagement de la communauté internationale dans son ensemble dans la lutte contre l’épidémie.

[17] Statement of the African Union Commission Chairperson, HE Dr. Nkosazana Dlamini Zuma to the Meeting on Ebola with the UN Secretary General, World Bank President, delegations from the AfDB and EU Commission, 28 October 2014 [online] Statement of the African Union Commission Chairperson, HE Dr. Nkosazana Dlamini Zuma to the Meeting on Ebola with the UN Secretary General, World Bank President, delegations from the AfDB and EU Commission Tuesday 28 October 2014 | Union africaine, accessed on 22 June 2026.

[18] KARIE (Lilian), « EAC Ministers of Health agree on urgent regional measures to strengthen response to Ebola outbreak », Office of the EAC Secretary General Corporate Communications and Public Affairs Department, 4 juin 2026 [en ligne] EAC Ministers of Health agree on urgent regional measures to strengthen response to Ebola outbreak, consulté le 22 juin 2026.

[19] Banque de développement allemande.

[20] KARIE (Lilian), op.cit.

[21] SADC, « SADC Joins Continental Efforts to Strengthen Response to Ebola Outbreak in DRC and Uganda », 16 juin 2026 [en ligne] SADC Joins Continental Efforts to Strengthen Response to Ebola Outbreak in DRC and Uganda | SADC, consulté le 22 juin 2026.

[22] Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale.

[23] Commission de la CEMAC, Déclaration de la Commission de la CEMAC sur la résurgence de la maladie à virus Ebola n° 0000728/26/CEMAC/PC/DERDS, Bangui, 20 mai 2026.

[24] TRAORÉ (Magnalen), « Flambée d’Ebola en RDC : la CEDEAO met les pays ouest-africains en état de vigilance », Guinéenews, 18 mai 2026 [en ligne] Flambée d’Ebola en RDC : la CEDEAO met les pays ouest-africains en état de vigilance – Guinéenews©, consulté le 22 juin 2026.

[25] « Plus de 1000 cas d’Ebola ont été confirmés », La Presse, 22 juin 2026 [en ligne] République démocratique du Congo | Plus de 1000 cas d’Ebola ont été confirmés, consulté le 22 juin 2026.

[26] WHO, « World Health Assembly agreement reached on wide-ranging, decisive package of amendments to improve the International Health Regulations and sets date for finalizing negotiations on a proposed Pandemic Agreement », 1er juin 2024 [en ligne] World Health Assembly agreement reached on wide-ranging, decisive package of amendments to improve the International Health Regulations, consulté le 22 juin 2026.

[27] VINCK (Patrick) et al., « Institutional trust and misinformation in the response to the 2018-19 Ebola outbreak in North Kivu, DR Congo: a population-based survey », Lancet Infect Diseases, vol. 19, n° 5, 2019, pp. 529-536.

[28] « Ebola : le directeur de l’OMS assure que l’’on peut arrêter’ l’épidémie et ‘ne recommande pas’ la fermeture des frontières », Le Monde avec AFP, 29 mai 2026 [en ligne] Ebola : le directeur de l’OMS assure que l’« on peut arrêter » l’épidémie et « ne recommande pas » la fermeture des frontières, consulté le 22 juin 2026.

[29] Protocole établissant un marché commun au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est, adopté le 20 novembre 2009.

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